Archives de août, 2017

Stage de sellerie au Haras National d’Uzès

Bonjour à tous !

Je dépoussière un peu le blog pour vous parler d’un stage que je viens de faire et qui m’a totalement enthousiasmée !Stage

Je suis assez fan des web-conférences de l’IFCE, en particulier celles sur la vermifugation, et au hasard de mes divagations sur leur site, j’ai appris qu’il était possible de faire des stages de sellerie-bourrellerie dans certains Haras Nationaux !

Si vous nous suivez sur Twitter ou Facebook, (si vous ne nous suivez pas encore, c’est le moment ! 😉 ) vous devez savoir qu’il y a quelques temps, je cherchais justement des artisans selliers pour des collaborations avec e-quitation.com. L’envie me démangeait de m’y mettre aussi (pour le plaisir, hein !), je me suis donc renseignée un peu plus, trouvé qu’il y avait justement des stages de ce type au Haras d’Uzès, qui est le plus près de chez nous, à des dates qui m’arrangeaient bien et fait une demande de prise en charge par l’AGEFICE en faisant jouer mon droit individuel à la formation. Si vous êtes salarié, vous y avez droit également, via d’autres organismes. Le DIF a été remplacé par le compte individuel de formation, mais c’est le même principe. Un peu de paperasse plus tard et ma demande a été acceptée, c’était donc parti pour un stage d’initiation à la sellerie ! 😀

J’ai eu de la chance, non seulement nous étions seulement 2 stagiaires pour cette formation, cette semaine-là, mais en plus notre formateur était excellent ! Il est également Responsable Patrimoine et quand il nous a fait une petite visite du musée du Haras d’Uzès des voitures d’attelage, on a senti un homme passionné, ravi de partager son savoir avec d’autres (y compris des novices en matière d’attelage comme nous) et donc passionnant !! 😀

Concernant le déroulement du stage en lui-même, après un petit topo sur les différents cuirs / parties du cuir et les outils que nous allions utiliser, c’était déjà parti pour les travaux pratiques ! Découpage de bandes, formoir, parage du cuir etc. et bien entendu, apprentissage de la couture sellier. Bon, je vous avoue que cela nous a paru insurmontable au début ! Mais petit à petit, avec la pratique, nous avons réussi à enchaîner les points. Et à la fin de la (1ère !) journée : Tadaaaaam !! Nous avons fabriqué un collier pour chien ! Oui, nous étions assez fières de nous ! Et, plaisanterie mise à part, je trouve que c’est vraiment une très bonne méthode que de nous faire sentir fières de notre travail déjà fini et pas juste coudre pour coudre.

Oeuvre du 1er jour : un collier de chien

Le 2ème jour, on est entré dans le vif du sujet avec la préparation des différentes pièces du licol (qui sera notre but de la semaine). Notre formateur avait des « plans » avec les dimensions des morceaux. J’avais mesuré le licol actuel d’Early mais ne sachant pas quelle serait la façon de monter les morceaux, les mesures n’étaient pas adaptées. Notre formateur a donc fait quelques changements dans les longueurs pour s’ajuster au mieux à notre cas. (Bon, il s’avérera qu’Early doit avoir une particulièrement grosse tête puisque la têtière est trop courte alors que le reste va très bien… :/)

Ni vu ni connu, cette partie est assez longue, nous avons juste eu le temps de coudre la têtière avant la fin de la journée !

Nous avons passé le reste de la semaine à monter et coudre les pièces du licol, petit à petit, en essayant de ne pas se tromper de sens ! Il y a quelques subtilités, puisque les « beaux côtés » de certains morceaux se placent à l’extérieur alors que d’autres à l’intérieur. Nous avons même appris à monter un boucleteau avec un passant (prise de tête inside). Je vous passe le nombre de fois où je me suis à moitié charcutée les doigts avec l’alène ou l’aiguille et ceux où je me suis arrachée les cheveux en regardant l’arrière de mon travail qui zigzaguait dans tous les sens ! Je vous rassure, l’autre stagiaire était bien plus douée que moi et ses points ont très vite été réguliers, y compris derrière. Vous avez donc espoir de vous trouver dans son cas !

Et enfin, la dernière après-midi a été consacrée aux finitions (râper tous les bords, les teinter, les cirer…), qui prennent elles aussi du temps, mine de rien.

Et voilà le résultat ! 🙂 Non, ne cliquez donc pas pour voir en plus gros. Les zigzags vont vous sauter aux yeux… :argh:

MarqueHN

Et le détail trop classe : le logo des Haras Nationaux !! Trop fières, on vous dit !!

Je me suis précipitée le lendemain pour essayer mon œuvre sur Early, mais comme je vous le disais au début, la têtière est trop courte et il est un peu saucissonné dedans, le pauvre…

 

EarlyHN

Quoi qu’il en soit, je suis revenue de ce stage ravie, avec une furieuse envie de recommencer ! J’ai gardé précieusement le plan pour fabriquer un autre licol pour Early. Non, vous ne risquez pas de voir des article faits par moi sur e-quitation.com de sitôt ! J’ai un paquet de progrès à faire mais ce n’est pas la motivation qui manque ! Je suis déjà en train de regarder sil est possible d’avoir le financement pour le stage suivant !

Pour le moment, c’est une vraie artisane qui vous propose ses talents pour des filets faits-main. Je vous en dirai plus sur une autre note de blog. 😉

À bientôt, donc !

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